Présentation

Moi, par moi

  • : Max
  • meschoixmesdilemmes
  • : Homme
  • : Europe
  • : Pourquoi un blog? Pourquoi pas je me suis dit, de plus en plus je vois du monde qui s'étale partout sur le net, pourquoi pas moi aprés tout. Allons y c'est par ici: attendez vous à de l'ironie, du cynisme, un brin d'humour sauce Max, je vous demande pas de m'aimer, je vous demande pas... euh je vous demande pas grand chose en fait, eventuellement un brin de réflexion personnelle (oui je sais ça devient de plus en plus difficile de nos jours mais essayez quand même). Ah oui, par pitié ne […]

Brèves de comptoir

Pensée du jour

Si la connerie est un art, je connais un paquet de virtuoses

citation personelle

Samedi 25 août 2007

Alors je vais me presenter un peu n'est ce pas, c'est toujours plus sympatique d'avoir une idée sur le bonhomme chez qui on débarque.

Avant tout je suis la somme de mes expériences et de mes convictions, autant dire que je suis un tas de variables entrecoupé de quelques constantes, le tout formant une équation que je n'ai jamais été foutu de résoudre, normal me direz vous je suis une brelle en maths.
Ce n'est pas pour autant que je n'aime pas les raisonnements mathématiques...
Mon coté pragmatique ça, j'aime ce putain de monde tel qu'il est! Pas la peine d'insister je m'y suis fait, vous avez qu'à en faire autant!

J'ai longtemps fait le déséspoir de mes grand-méres, mes tantes, mes cousines diverses est variées, du fait de mon statut de célibataire à temps partiel, la situation est cependant en cours de stabilisation, avec vue sur une descendance prochaine même (18 piges de galére au bas mot en prespective, mais le plummard rond était vraiment sympa)
Le matin devant ma glace je vois un type qui ne pèse pas assez lourd pour sa taille, un de ces quatre je vais finir par breveter mon régime, je me ferais des couilles en or, matérialisme quand tu me tiens !

Parlons en tiens, j’aime le shopping, en fait je suis l’archétype de ce mec que les alter mondialistes, punks à clebs, néo-hippies, idéalistes incompris, sauveurs de l’humanité et autres philosophes du dimanche peuvent pas encadrer, grand bien leur fasse je peut pas les blairer non plus, ils sont très bien sur les bancs publics et moi à la galerie commerciale, on risque pas de se croiser, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Parlons peu, parlons bien, j’aime aider mon prochain, pas me donner bonne conscience en hurlant à qui veut l’entendre la cause des tchétchènes perdus, ils avaient qu'a prendre leur lampe torche, ou des somaliens morts de faim, toute façon on a beau les bombarder de sacs de riz ils crèvent quand même parce qu’ils ont pas d’eau pour le faire cuire, si c’est pas de la mauvaise volonté ça…

Whaaaaa comme je suis drôle, surtout quand j'ai un peu bu. Dommage pour vous j'ai arrêté de boire, désormais je me contente d'être cynique, c'est une forme d'humour, qui peut être noir aussi, mais comme je ne suis pas raciste ben je l’aime bien quand même.
Régulièrement on me reproche d'être pantouflard, mais j'assume. J'assume très bien même, c'est mon côté je m'en foutiste.
Bandit joyeux, ça ouais, insolent, on me l'a reproché pendant tout le lycée, ça m'a valu pas mal d'emmerdes, mais également de la sympathie, ne garder que le meilleur.
Je parles bas, redresse toi crétin, pas possible ça… bref pas pour autant que je suis timide, c’est juste que je parle bas, non c’est pas non plus un tic, ni un toc.
Tic toc tic toc tictoctictoc tictoc… paaaaaapa la la la la la laaaaaa… ahem continuons voulez vous.
Il parait que j'ai tendance à être mauvais garçon (voire carrément p'tit con), selon l'avis de certains je serais un « type sympa mais avec un mauvais fond ».
Je vais finir par y croire à toutes ces conneries.

par Volodia publié dans : Docu fiction
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Samedi 25 août 2007

Nous sommes à l’age de la communication, de la consommation, et il se trouve que c’est ce que nous, humains, faisons de mieux. Communiquer, consommer, consommer, communiquer.

Le centre commercial le plus proche en est le parfait exemple, on communique, par des parfums, des regards, en râlant après la pondeuse qui nous bloque avec sa poussette et dont les chiales mal élevés courent partout en hurlant, elle aurait du consommer sa pilule. Et on consomme, du Prada, du Max Mara, du Dior, du Boss, du H&M, C&A, des contrefaçons à deux balles cinquante et des brosses à dent dernier cri.
Et on aime ça, on consomme de la musique, et la musique nous permet de communiquer, en MP3, en CD, en vinyle, en concert, sur le net. Les musiciens communiquent une musique, que l’on consomme, et que l’on communique à d’autres, qui vont la consommer à leurs tour, en voiture, en soirée, au barbecue, dans le metro à travers des écouteurs Philips quand le volume est trop fort.

Le restau le plus proche est un autre exemple. On consomme, on communique. La qualité du service, le goût du steak, sa cuisson, les légumes vapeurs, les sushis japonais confectionnés par un corréen. Le café brûlé par l’express surchauffé depuis ce matin, les salcifis trop cuits, le dessert, le cul de la serveuse qui met en appétit.

La technologie met à notre disposition tous les moyens de communication imaginables, radio, TV, ordinateurs, Sony, LG, Asus, Toshiba. Des journalistes aux quatre coins du monde nous envoient des nouvelles fraîches, coupe du monde, famine, fusée dans l’espace, des inondations au Bengladesh, une guerre.
Parlons en, c’est de bonne guerre, elle a grandi, elle est propre maintenant. Elle communique, et on la consomme, sur petit écran, caméra à l’épaule, en vert et noir, montée sur un missile air-sol, comme si vous y étiez. Bien sûr on ne se passe pas de dégâts collatéraux, mais on parle de guerre propre, la guerre crade c’est dépassé, c’était avant, et c’était moins vendeur, quoi que... En tout cas, maintenant il faut compter avec des pacifistes à l’écusson noir et rouge prêts à faire la peau à la première bidasse en permission, et l’opinion publique qui tyrannise les hommes les plus puissants du monde.

Les femmes communiquent leur besoin de consommer le nouveau rouge à lèvres, longue tenue hydratant Bourgeois, à leurs hommes. Les hommes communiquent leur besoin de consommer l’union maritale à leurs femmes et tout le monde trouve son compte.
Et ceux qui ont des problèmes sexuels ou une migraine « qui tombe mal » consomment du viagra, ou de l’aspirine, pour peu que l’homme se montre prévoyant.
On communique le besoin de voir d’autres horizons.
Et on se retrouve à communiquer et consommer au restaurant avec son assistante, tout ça pour consommer la fin de la soirée dans un campanile communiquant ses rabais pour le WE, ou un 4 étoiles dans des draps en satin à 300 euros la paire, si l'on y met le prix. Eventuellement partant du principe que la prise de tête n’est pas incluse dans le forfait vidange, certains vont communiquer leur besoin de tendresse à une call girl consommable sur simple coup de fil…

Tout le monde communique, tout le monde consomme, personne n’est seul, le monde tourne, et nous en sommes l’avenir, bien sûr il existe des obstacles à la bonne marche des choses, des fonctionnaires en grève, des opposants à la déforestation qui communiquent à coup de tracts fraîchement imprimés sur du papier 80 grammes, lequel, il y a encore quelque temps poussait au milieu de ses frères les pins.
Mais une fois chez soi, on peut se détendre, prendre un bain aux huiles essentielles Occitane de Provence, et se servir un jus d’orangé pressé dans un verre Ikea.
Et vous savez quoi ? J’adore la vie sachant ça.

par Volodia publié dans : Docu fiction
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